Musculation, fitness, haltérophilie, crossfit…kézako ?!

Pour les néophytes qui souhaitent se lancer dans une activité physique, tous ces termes peuvent paraitre bien opaques ! Derrière chacun de ces termes se cache un univers à part entière et il est très difficile de les résumer en quelques lignes. Je vais simplement essayer de débroussailler le terrain en expliquant les tenants et aboutissants de ces disciplines sportives !

LA MUSCULATION

D’après le Larousse, c’est une « méthode d’entraînement sportif visant à accroître le volume et la force musculaire ». Elle peut être pratiquée au poids de corps ou avec du petit matériel, mais pour pouvoir progresser, vous allez devoir rapidement passer à l’utilisation de charges additionnelles. On distingue deux types de charges additionnelles : les poids libres (généralement haltères et barres), et les machines guidées. La musculation est un outil exercice puissant qui peut être utilisé afin d’atteindre différents objectifs, entre autres :

  • Développer la force musculaire
  • Augmenter le volume musculaire
  • Perdre de la masse
  • Corriger des défauts posturaux
  • Prévenir ou diminuer les troubles musculo-squelettiques
  • Développer des qualités athlétiques pour un autre sport
  • Se défouler, se surpasser !

Et comme un couteau peut aussi bien nourrir que tuer, l’outil qu’est la musculation doit être maitrisé pour être utilisé à bon escient. En effet, la construction d’un programme de musculation (choix et ordre des exercices, temps de travail et de repos, indications de charge, etc.) dépend de plusieurs facteurs dont vos objectifs, vos disponibilités et votre profil sportif. Par conséquent, un exercice en soi n’est pas plus ou moins bon, il faut le placer dans son contexte de programmation pour comprendre la logique d’entrainement. Donc rassurez-vous, pousser de la fonte ne va pas automatiquement vous transformer en Arnold Schwarzenegger en deux semaines !

LE BODYBUILDING OU CULTURISME

Aujourd’hui la pratique de la musculation s’est démocratisée avec la prolifération des salles de sport, mais elle garde malheureusement une image très négative sans doute véhiculée par le bodybuilding professionnel ou (culturisme ou en français) qui n’est qu’un volet (énorme certes) de la discipline. Le bodybuilding lui-même d’ailleurs souffre d’une image négative qui n’a pas lieu d’être.

D’après le Larousse toujours, c’est la « culture physique destinée à développer la musculature », autrement dit on utilise l’outil musculation pour atteindre des objectifs esthétiques (généralement orientés hypertrophie muscuclaire). Les athlètes de haut niveau participent à des compétitions où ils sont classés par catégorie, et notés en fonction de critères physiques statués par des fédérations dédiées.

En évoquant le bodybuilding, il nous vient souvent l’image d’hommes ou de femmes avec un volume musculaire proéminents sur scène lors de compétitions esthétiques. Pour commencer c’est une image très partielle de la discipline qui fonctionne par catégorie. De plus, comme tous les sports, on ne devient pas une machine de guerre en trois jours ! Les culturistes professionnels sont des ascètes dans leur pratique et contrôlent non seulement leur entrainement sportif, mais également leur alimentation et leur train de vie au quotidien pour obtenir le meilleur de leur corps, et c’est loin d’être facile (très très loin!). Le bodybuilding demande une discipline et une assiduité particulière pour obtenir des résultats à long terme, en particulier chez les femmes.

Parlons-en d’ailleurs des femmes en bodybuilding : déjà, on l’a dit, il y a plusieurs catégories dans la discipline (avec plus ou moins de masse musculaire requise). Aussi on limite trop souvent notre vision aux femmes qui souvent consomment des stéroïdes de synthèse (qui se dopent donc, car ce sont les images les plus frappantes) pour atteindre des objectifs physiques correspondant à la catégorie de compétition choisie. Or :

  • Ce sont des photos de scènes où elles pratiquent le posing, donc contractent au maximum leurs muscles pour les mettre en valeur (sans oublier les lumières et autres auto-bronzants aidant). Et aux dernières nouvelles, on n’est rarement en mode posing à l’abribus…
  • Elles ne peuvent pas tenir ce physique de scène toute l’année (ou alors elles sont génétiquement favorisées…ou dopées).
  • Elles ont travaillé très (très) dur et très (très très) longtemps pour obtenir ce physique (ou alors elles sont génétiquement favorisées…ou dopées).
  • C’est leur sport, c’est leur choix (dopage ou pas), c’est leur vie, elles font ce qu’elles veulent (de toute façon, quoique fasse une femme ça ne va jamais!)

En gros, ce n’est pas en réalisant 3 séries de squats et 4 séries de pompes par semaine avec le fromage à chaque repas et le fast-food qui va bien de temps en temps que vous allez obtenir le buste de Schwarzenegger. Je me suis un peu écartée du sujet de l’article, mais cette digression me semblait nécessaire pour remettre les choses au clair. La musculation, dans un cadre amateur et sport-santé, ne peut que vous faire du bien !

LA FORCE ATHLéTIQUE

La force athlétique est une discipline de compétition basée sur la force, où l’objectif est de déplacer le maximum de charge possible sur 3 mouvements réglementés : le soulevé de terre, le développé couché et le squat. Les athlètes sont classés par catégorie de poids et tiennent donc une diète afin de se maintenir en catégorie, mais leur objectif premier est d’optimiser leur force sur une répétition.

Photo de Binyamin Mellish sur Pexels.com

Un cycle de force peut être intégré dans un entrainement de musculation afin de continuer à évoluer et augmenter ses résultats (esthétiques et athlétiques en général).

Dans la catégorie des sports de force, on peut citer la compétition The World’s Strongest Man qui présente une diversité d’épreuves de force particulièrement spectaculaires (du déplacement de camions ou de voitures en passant par le soulevé de boules de granit aux masses impressionnantes). Les compétitions empruntent parfois des mouvements à l’haltérophilie et à la force athlétique. Les athlètes doivent développer non seulement leur force et endurance de force physiques, mais également mentales afin d’enchainer les épreuves au meilleur d’eux-mêmes.

L’HALTérophilie

L’haltérophilie est une discipline olympique qui consiste en l’exécution de deux mouvements : l’arraché et l’épaulé-jeté. L’objectif (pour simplifier) est de déplacer le maximum de charge du sol jusqu’au dessus de la tête à l’aide de ces deux mouvements (une répétition par mouvement). Les athlètes professionnels concourent par catégorie de poids et disposent de plusieurs essais pour atteindre le maximum de charge déplacée. Les haltérophiles présentent donc de grande qualité de force, mais ils doivent également être très mobiles pour optimiser au maximum leur exécution. Le travail technique des mouvements est primordial car, contrairement aux apparences, c’est une discipline très complexe qui demande une puissance et une explosivité hors pair pour déplacer les charges.

L’haltérophilie, en mouvement complet ou semi-technique, est très souvent utilisée en préparation physique dans d’autres disciplines afin de travailler l’explosivité des sportifs. Elle s’est également démocratisée avec l’essor du crossfit (voir plus bas !).

LE FITNESS

D’après le Larousse (toujours, la base !), le fitness est « l’ensemble d’activités de mise en forme comprenant de la musculation, du stretching et du cardio-training ». En pratique, le terme fitness peut parfois faire uniquement référence aux cours collectifs de (re)mise en forme. Chaque cours a un objectif précis : soit le renforcement musculaire, soit le travail de souplesse et de mobilité, soit le développement des qualités cardio-vasculaires (désigné communément par le « cardio », autrement dit, ce qui vous aide à être de moins en moins essoufflé(e) en montant des escaliers par exemple). De manière générale, les pratiquants recherchent l’émulation de groupe qui leur permet de se surpasser alors que seul(e), ils auraient du mal à trouver la motivation.

Les salles de sport proposant des cours collectifs sont très différentes l’une de l’autre : elle peuvent soit être orientées sur un objectif de forme principal, soit au contraire présenter une diversité d’activités pour répondre aux besoins du plus grand monde. Le mieux est de se rapprocher des salles que vous avez repérées pour obtenir de plus amples informations sur l’offre proposée. La plupart propose même un ou des cours d’essai, car on décide toujours mieux et avec plus de conviction quand on a le nez dans le cambouis ! Ainsi vous pouvez trouvez le(s) cours qui vous convient(nent) le mieux en fonction de vos objectifs et de votre ressenti.

Je pourrais vous faire un article détaillant un peu plus le contenu des principaux cours fitness proposés en salle de sport…n’hésitez pas à m’indiquer en commentaire si vous êtes intéressé(e) !

LE CROSSFIT

Le crossfit, qui connait un essor sans précédent dans le monde du sport, est une activité pluridisciplinaire où les pratiquants et athlètes professionnels doivent développer aussi bien leur force et leur cardio que des compétences en gymnastique et en haltérophilie. La séance d’entrainement s’articule traditionnellement autour d’un WOD (Workout Of the Day) qui lui-même peut être soit pluridisciplinaire, soit orienté sur une compétence en particulier. Ce WOD est précédé d’un échauffement (warm-up) spécifique, suivi du travail d’un skill (qualité , par extension un exercice) qui généralement est associé au WOD.

Le dépassement de soi et le repoussement des limites physiques et mentales sont des leitmotivs commodément associés au crossfit… Et parfois ce besoin de performance est malheureusement obscurci par une multiplication des blessures plus ou moins graves. La plupart des mouvements en crossfit, tout comme les enchainements proposés dans les WOD, sont très complexes et demandent une dextérité et une rigueur qui viennent avec un entrainement progressif et bien encadré. Or la recherche de performance (souvent boostée par l’ego !) et la fatigue grandissant de manière exponentielle durant les WOD augmentent considérablement les risques. Si vous êtes débutants en crossfit (voire débutant en sport et voulez commencer par le crossfit), je vous conseille fortement :

  • de commencer avec un encadrement de qualité
  • de mettre l’accent sur la qualité et la propreté de l’exécution des mouvements plutôt que sur la vitesse et la performance sur les WOD (au moins au début, pour être sûr de bien imprimer et maitriser les gestes)
  • et si vous n’êtes vraiment pas sportif(ive) à la base : gardez le crossfit en objectif et commencez par du renforcement musculaire associé à un peu de travail cardio afn d’acquérir un minimum de condition physique pour attaquer un entrainement crossfit.

Soyons clair, le crossfit n’est pas plus dangereux qu’un autre sport (vous avez moins de chance de finir en K.O. technique en crossfit qu’en boxe anglaise…quoique… XD). Simplement la croissance importante du nombre de pratiquants ces dernières années (parfois mal, peu ou pas orientés) rend plus flagrant les risques de blessures qui y sont associés. Gardez simplement en tête que la sécurité de vos entrainements est primordiale, et que des professionnels qualifiés sont prêts à vous accompagner sainement vers vos objectifs.

Maintenant que vous visualisez un peu mieux ces disciplines sportives, il ne vous reste plus qu’à choisir celle ou celles (!) qui vous convient(nent) ! Et souvenez-vous qu’il vaut mieux toujours essayer soi-même et mettre les pieds dans le plat pour se faire une idée et mieux répondre à vos propres besoins.

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