Des vertus du stretching

Le stretching (étirement en français) est une discipline du fitness où on cherche à augmenter la souplesse musculaire et la mobilité articulaire. Il participe également au travail de la posture tout en réduisant le risque de blessure dans la pratique d’autres activités physiques grâce à une meilleure amplitude de mouvement. Aujourd’hui découvrons ensemble les bienfaits du stretching et l’importance de l’intégrer dans votre routine d’entrainement !

Mais c’est quoi ?

Le stretching est une discipline du fitness considérée comme une « gym douce », et qui consiste principalement en l’étirement des muscles. La majorité des exercices sont des poses statiques passives que l’on garde quelques minutes en utilisant la gravité ou une intervention extérieure (par exemple un coach, un élastique, un bout de tissu ou partenaire de séance) pour favoriser le relâchement. On peut aussi utiliser des techniques actives où on contracte volontairement un groupe musculaire pour étirer son antagoniste. J’apprécie particulièrement les techniques dynamiques où on mobilise toute l’amplitude des articulations tout en gardant un mouvement doux, fluide et contrôlé. En fait, il existe (je dirais) une quinzaine de techniques différentes, chacune avec son objectif propre, mais celles que je viens de citer sont les plus utilisées en coaching et en cours collectifs.

Et pourquoi ?

Sur le plan physiologique, c’est une discipline fitness qui permet généralement d’augmenter la souplesse. Elle intègre également un travail de mise en place d’une respiration contrôlée et efficace en utilisant tout le volume respiratoire disponible, ce qui permet d’être plus attentif(ve) au placement corporel, et aussi obtenir plus de résultats sur la séance. D’autre part, pour des sportifs de l’intense, elle favorise une bonne récupération en privilégiant un travail à basse intensité, tout en travaillant la mobilité, indispensable pour être endurant sur les séances intenses.

Certaines techniques de stretching sont également utilisées pour le travail de posture en détendant les zones hypertoniques qui peuvent engendrer des douleurs récurrentes telles que les maux de dos.

Sur le plan psychique, c’est une parenthèse bénéfique qui permet de calmer les tensions grâce à une respiration pleine et consciente, et de se recentrer sur son bien-être grâce à une meilleure concentration et écoute de son corps. Souvenez-vous comment vous êtes bien en vous étirant de tout votre long au saut du lit après plusieurs heures de sommeil ! Personnellement, j’aime beaucoup terminer les séances de stretching de mes sportifs par quelques minutes de relaxation ou méditation ; ils apprécient énormément de prendre ce temps pour se ressourcer. Aussi les effets se font ressentir bien longtemps après la séance !

Pour qui ?

POUR TOUT LE MONDE ! J’entends bien trop souvent comme excuse pour éviter le stretching des phrases comme « je suis raide comme un piquet » ou « c’est pour les souples ». NON ! AU CONTRAIRE ! Nos enfants entrent en CP pour apprendre à lire, et non parce qu’ils savent déjà lire. Vous prenez des cours d’anglais pour apprendre la langue, et certainement pas si vous le parlez couramment ! Au contraire même, les hyperlaxes devraient plutôt limiter leurs séances de stretching pour favoriser la tonification car ils sont plus sujets à des déboitements articulaires et autres joyeusetés.

De plus, quel que soit le niveau, il existe énormément d’adaptations pour vous aider à progresser et travailler votre mobilité doucement mais sûrement. Donc non, retirez-vous de la tête que le stretching est fait pour les souples… surtout s’il est marqué COURS de stretching sur le planning de votre salle !

Le stretching c’est ennuyeux !

Je pense aux sportifs de l’intense qui ne conçoivent pas une séance fitness sans goutte de sueur et sans courbature sur quatre jours… Pour commencer, vous n’êtes pas obligé(e) de finir toutes vos sessions sur les rotules pour être sûr(e) d’avoir (bien ?) travaillé. Je prends pour exemple la préparation physique des sportifs professionnels type sports collectifs : les préparateurs physiques redoublent d’ingéniosité pour concevoir des programmations efficaces sans épuiser les sportifs. Sinon ils risquent bien de se faire remonter les bretelles par les entraineurs qui récupèrent des loques en entrainement spécifique ! Et pourtant leur travail est indispensable. Donc oui, on peut être efficace sans être au bord de l’évanouissement en fin de séance. D’ailleurs, si vous ne limitez pas et ne répartissez pas assez votre intensité dans votre programmation (tout en contrôlant la récupération et l’alimentation !), vous courez vers la blessure.

Objection courante : « je m’ennuie sur le stretching ». Etant moi-même plus proche de l’hyperactivité que du moindre effort, je peux comprendre ce ressenti. Cependant comprenez bien que c’est de l’ordre de la santé, au même titre que l’échauffement : afin de pouvoir pratiquer votre sport le plus longtemps possible, il faut permettre à votre corps de rester dans les meilleures conditions possibles. Aussi, en gagnant de la souplesse, vous serez plus à l’aise et plus efficace dans l’intensité. Ce n’est que du bonus. Peut-être essayez de vous motiver à plusieurs à réaliser une séance de 30 min de stretching par semaine : bien entouré(e), le temps passera plus vite, et vous pourrez même utiliser des techniques d’intensification à deux (hors période Covid-19 bien sûr !).

Je vous conseille fortement même de faire appel à un coach sportif spécialement pour du stretching, afin qu’il vous propose une séance complète, efficace et adaptée à votre profil et votre activité physique. Déjà, le rendez-vous étant pris, vous ne pourrez pas y échapper. En plus il vous permettra de maintenir un travail sécuritaire qui correspond à votre schéma corporel tout en optimisant les exercices. Croyez-moi, vous en ressentirez très vite les bienfaits dans vos entrainements et dans la vie de tous les jours. Et puis si vraiment VRAIMENT vous souhaitez que « ça picote un peu », faites-lui une demande express, il saura parfaitement y répondre ! #joke

Avant ou après une séance de renforcement/musculation ?

Question récurrente qui se heurte à plusieurs théories qui se contredisent. En fait, en fitness rien n’est faux, simplement il faut savoir pourquoi vous faites quelque chose, et si ce quelque chose est en accord avec vos objectifs sportifs. Aussi il existe plusieurs techniques de stretching, et chacune a son utilité.

TEAM AVANT : il peut être intéressant d’intégrer quelques mouvements de stretching dans votre échauffement si vous souhaitez travailler sur votre mobilité et augmenter votre amplitude de mouvement sur des exercices spécifiques de la séance. On parle d’ailleurs ici plutôt de « mobilité », et moins de « stretching » : les exercices dynamiques sont privilégiés, et le maintien des postures statiques est limité à des séries de moins de 20 secondes. Au-delà, cela devient contre-productif.

Parfois même, des étirements brefs peuvent être intégrés dans la séance sur les temps de repos, par exemple en cas d’hypertonicité importante qui limite sensiblement les amplitudes. Un éducateur sportif saura vous conseiller au mieux en fonction de votre morphologie et vos besoins.

TEAM APRèS : après une bonne séance de musculation où l’objectif est de tonifier les muscles pendant plus d’une heure, il est complètement contre-productif, voire dangereux d’effectuer des étirements à rallonge en suivant ! Pour résumer grossièrement : les exercices de musculation permettent de soumettre des charges de travail importantes à vos muscles, ce qui entraine du stress musculaire et des « micro-déchirures » (pour vulgariser un peu) à l’échelle de la myofibrille. à ce stade, vos muscles ont juste besoin de temps, de repos et de nutriments pour se reconstruire et devenir plus forts (oui, le muscle se construit sur la récupération, et non sur la séance !). Ainsi ils sauront mieux faire face à la prochaine « attaque » (i.e votre prochaine séance !). Donc soumettre à votre muscle déjà « micro-déchiré » un étirement statique lourd de plusieurs minutes vous fait perdre tous les bénéfices de votre travail !

Quant aux courbatures, si la charge de travail a été différente des séances antérieures, elles seront là, étirements ou pas. Contentez-vous de bien vous hydrater et de bien vous alimenter sur la récupération. En fonction du type de programmation et de vos objectifs, il est possible de rajouter de la récupération active sous la forme de cardio à basse intensité (fréquence cardiaque inférieure à 70% environ) juste après ou le lendemain de la séance. Elle permet, sous cette forme, d’accélérer la circulation sanguine et d’augmenter les apports en oxygène et nutriments pour faciliter la reconstruction musculaire.

Il est tout de même possible de rajouter des étirements statiques lourds juste en fin de séance dans le but d’éviter des contractures ou si un groupe musculaire a été mal sollicité ou a subi un faux mouvement. Dans tous les cas, la règle des 20 secondes maximum s’applique, et la séquence d’étirement ne devrait pas dépasser quelques minutes.

MAIS ALORS, QUAND ?

Pour spécifiquement travailler votre souplesse et obtenir enfin ce grand écart, il vaut mieux consacrer une séance spéciale au stretching, au moins 2h après votre séance de musculation. Ainsi vous pourrez approfondir vos postures pour devenir de plus en plus souple, et sans risque ! Ou alors reportez carrément au lendemain ou sur un jour de repos : cela vous apportera en plus de la détente, aussi bien physique que mentale.

Petite digression : si par exemple vous souhaitez travailler la souplesse du bas du corps juste après une séance de musculation haut du corps, c’est physiologiquement possible bien sûr. Cependant, vous serez peut-être fatigué(e) de votre séance de musculation et manquerez de concentration et de contrôle sur vos postures. Si vous y tenez vraiment ou ne pouvez faire autrement, redoublez alors de vigilance !

Petite digression n°2 : vous remarquerez souvent les danseurs (classiques, contemporains comme urbains) intégrer des phases d’étirement assez longues en début de séance de travail. Cela fait partie d’un échauffement spécifique à la discipline, dans la mesure où ils sont souvent amenés à exploiter d’importantes amplitudes articulaires. Comme dit plus haut, rien n’est faux, tant que c’est justifié.

Avez-vous une routine stretching et/ou mobilité ? Sinon, êtes-vous prêt(e) à en mettre une en place pour une meilleure forme ?

Musculation, fitness, haltérophilie, crossfit…kézako ?!

Pour les néophytes qui souhaitent se lancer dans une activité physique, tous ces termes peuvent paraitre bien opaques ! Derrière chacun de ces termes se cache un univers à part entière et il est très difficile de les résumer en quelques lignes. Je vais simplement essayer de débroussailler le terrain en expliquant les tenants et aboutissants de ces disciplines sportives !

LA MUSCULATION

D’après le Larousse, c’est une « méthode d’entraînement sportif visant à accroître le volume et la force musculaire ». Elle peut être pratiquée au poids de corps ou avec du petit matériel, mais pour pouvoir progresser, vous allez devoir rapidement passer à l’utilisation de charges additionnelles. On distingue deux types de charges additionnelles : les poids libres (généralement haltères et barres), et les machines guidées. La musculation est un outil exercice puissant qui peut être utilisé afin d’atteindre différents objectifs, entre autres :

  • Développer la force musculaire
  • Augmenter le volume musculaire
  • Perdre de la masse
  • Corriger des défauts posturaux
  • Prévenir ou diminuer les troubles musculo-squelettiques
  • Développer des qualités athlétiques pour un autre sport
  • Se défouler, se surpasser !

Et comme un couteau peut aussi bien nourrir que tuer, l’outil qu’est la musculation doit être maitrisé pour être utilisé à bon escient. En effet, la construction d’un programme de musculation (choix et ordre des exercices, temps de travail et de repos, indications de charge, etc.) dépend de plusieurs facteurs dont vos objectifs, vos disponibilités et votre profil sportif. Par conséquent, un exercice en soi n’est pas plus ou moins bon, il faut le placer dans son contexte de programmation pour comprendre la logique d’entrainement. Donc rassurez-vous, pousser de la fonte ne va pas automatiquement vous transformer en Arnold Schwarzenegger en deux semaines !

LE BODYBUILDING OU CULTURISME

Aujourd’hui la pratique de la musculation s’est démocratisée avec la prolifération des salles de sport, mais elle garde malheureusement une image très négative sans doute véhiculée par le bodybuilding professionnel ou (culturisme ou en français) qui n’est qu’un volet (énorme certes) de la discipline. Le bodybuilding lui-même d’ailleurs souffre d’une image négative qui n’a pas lieu d’être.

D’après le Larousse toujours, c’est la « culture physique destinée à développer la musculature », autrement dit on utilise l’outil musculation pour atteindre des objectifs esthétiques (généralement orientés hypertrophie muscuclaire). Les athlètes de haut niveau participent à des compétitions où ils sont classés par catégorie, et notés en fonction de critères physiques statués par des fédérations dédiées.

En évoquant le bodybuilding, il nous vient souvent l’image d’hommes ou de femmes avec un volume musculaire proéminents sur scène lors de compétitions esthétiques. Pour commencer c’est une image très partielle de la discipline qui fonctionne par catégorie. De plus, comme tous les sports, on ne devient pas une machine de guerre en trois jours ! Les culturistes professionnels sont des ascètes dans leur pratique et contrôlent non seulement leur entrainement sportif, mais également leur alimentation et leur train de vie au quotidien pour obtenir le meilleur de leur corps, et c’est loin d’être facile (très très loin!). Le bodybuilding demande une discipline et une assiduité particulière pour obtenir des résultats à long terme, en particulier chez les femmes.

Parlons-en d’ailleurs des femmes en bodybuilding : déjà, on l’a dit, il y a plusieurs catégories dans la discipline (avec plus ou moins de masse musculaire requise). Aussi on limite trop souvent notre vision aux femmes qui souvent consomment des stéroïdes de synthèse (qui se dopent donc, car ce sont les images les plus frappantes) pour atteindre des objectifs physiques correspondant à la catégorie de compétition choisie. Or :

  • Ce sont des photos de scènes où elles pratiquent le posing, donc contractent au maximum leurs muscles pour les mettre en valeur (sans oublier les lumières et autres auto-bronzants aidant). Et aux dernières nouvelles, on n’est rarement en mode posing à l’abribus…
  • Elles ne peuvent pas tenir ce physique de scène toute l’année (ou alors elles sont génétiquement favorisées…ou dopées).
  • Elles ont travaillé très (très) dur et très (très très) longtemps pour obtenir ce physique (ou alors elles sont génétiquement favorisées…ou dopées).
  • C’est leur sport, c’est leur choix (dopage ou pas), c’est leur vie, elles font ce qu’elles veulent (de toute façon, quoique fasse une femme ça ne va jamais!)

En gros, ce n’est pas en réalisant 3 séries de squats et 4 séries de pompes par semaine avec le fromage à chaque repas et le fast-food qui va bien de temps en temps que vous allez obtenir le buste de Schwarzenegger. Je me suis un peu écartée du sujet de l’article, mais cette digression me semblait nécessaire pour remettre les choses au clair. La musculation, dans un cadre amateur et sport-santé, ne peut que vous faire du bien !

LA FORCE ATHLéTIQUE

La force athlétique est une discipline de compétition basée sur la force, où l’objectif est de déplacer le maximum de charge possible sur 3 mouvements réglementés : le soulevé de terre, le développé couché et le squat. Les athlètes sont classés par catégorie de poids et tiennent donc une diète afin de se maintenir en catégorie, mais leur objectif premier est d’optimiser leur force sur une répétition.

Photo de Binyamin Mellish sur Pexels.com

Un cycle de force peut être intégré dans un entrainement de musculation afin de continuer à évoluer et augmenter ses résultats (esthétiques et athlétiques en général).

Dans la catégorie des sports de force, on peut citer la compétition The World’s Strongest Man qui présente une diversité d’épreuves de force particulièrement spectaculaires (du déplacement de camions ou de voitures en passant par le soulevé de boules de granit aux masses impressionnantes). Les compétitions empruntent parfois des mouvements à l’haltérophilie et à la force athlétique. Les athlètes doivent développer non seulement leur force et endurance de force physiques, mais également mentales afin d’enchainer les épreuves au meilleur d’eux-mêmes.

L’HALTérophilie

L’haltérophilie est une discipline olympique qui consiste en l’exécution de deux mouvements : l’arraché et l’épaulé-jeté. L’objectif (pour simplifier) est de déplacer le maximum de charge du sol jusqu’au dessus de la tête à l’aide de ces deux mouvements (une répétition par mouvement). Les athlètes professionnels concourent par catégorie de poids et disposent de plusieurs essais pour atteindre le maximum de charge déplacée. Les haltérophiles présentent donc de grande qualité de force, mais ils doivent également être très mobiles pour optimiser au maximum leur exécution. Le travail technique des mouvements est primordial car, contrairement aux apparences, c’est une discipline très complexe qui demande une puissance et une explosivité hors pair pour déplacer les charges.

L’haltérophilie, en mouvement complet ou semi-technique, est très souvent utilisée en préparation physique dans d’autres disciplines afin de travailler l’explosivité des sportifs. Elle s’est également démocratisée avec l’essor du crossfit (voir plus bas !).

LE FITNESS

D’après le Larousse (toujours, la base !), le fitness est « l’ensemble d’activités de mise en forme comprenant de la musculation, du stretching et du cardio-training ». En pratique, le terme fitness peut parfois faire uniquement référence aux cours collectifs de (re)mise en forme. Chaque cours a un objectif précis : soit le renforcement musculaire, soit le travail de souplesse et de mobilité, soit le développement des qualités cardio-vasculaires (désigné communément par le « cardio », autrement dit, ce qui vous aide à être de moins en moins essoufflé(e) en montant des escaliers par exemple). De manière générale, les pratiquants recherchent l’émulation de groupe qui leur permet de se surpasser alors que seul(e), ils auraient du mal à trouver la motivation.

Les salles de sport proposant des cours collectifs sont très différentes l’une de l’autre : elle peuvent soit être orientées sur un objectif de forme principal, soit au contraire présenter une diversité d’activités pour répondre aux besoins du plus grand monde. Le mieux est de se rapprocher des salles que vous avez repérées pour obtenir de plus amples informations sur l’offre proposée. La plupart propose même un ou des cours d’essai, car on décide toujours mieux et avec plus de conviction quand on a le nez dans le cambouis ! Ainsi vous pouvez trouvez le(s) cours qui vous convient(nent) le mieux en fonction de vos objectifs et de votre ressenti.

Je pourrais vous faire un article détaillant un peu plus le contenu des principaux cours fitness proposés en salle de sport…n’hésitez pas à m’indiquer en commentaire si vous êtes intéressé(e) !

LE CROSSFIT

Le crossfit, qui connait un essor sans précédent dans le monde du sport, est une activité pluridisciplinaire où les pratiquants et athlètes professionnels doivent développer aussi bien leur force et leur cardio que des compétences en gymnastique et en haltérophilie. La séance d’entrainement s’articule traditionnellement autour d’un WOD (Workout Of the Day) qui lui-même peut être soit pluridisciplinaire, soit orienté sur une compétence en particulier. Ce WOD est précédé d’un échauffement (warm-up) spécifique, suivi du travail d’un skill (qualité , par extension un exercice) qui généralement est associé au WOD.

Le dépassement de soi et le repoussement des limites physiques et mentales sont des leitmotivs commodément associés au crossfit… Et parfois ce besoin de performance est malheureusement obscurci par une multiplication des blessures plus ou moins graves. La plupart des mouvements en crossfit, tout comme les enchainements proposés dans les WOD, sont très complexes et demandent une dextérité et une rigueur qui viennent avec un entrainement progressif et bien encadré. Or la recherche de performance (souvent boostée par l’ego !) et la fatigue grandissant de manière exponentielle durant les WOD augmentent considérablement les risques. Si vous êtes débutants en crossfit (voire débutant en sport et voulez commencer par le crossfit), je vous conseille fortement :

  • de commencer avec un encadrement de qualité
  • de mettre l’accent sur la qualité et la propreté de l’exécution des mouvements plutôt que sur la vitesse et la performance sur les WOD (au moins au début, pour être sûr de bien imprimer et maitriser les gestes)
  • et si vous n’êtes vraiment pas sportif(ive) à la base : gardez le crossfit en objectif et commencez par du renforcement musculaire associé à un peu de travail cardio afn d’acquérir un minimum de condition physique pour attaquer un entrainement crossfit.

Soyons clair, le crossfit n’est pas plus dangereux qu’un autre sport (vous avez moins de chance de finir en K.O. technique en crossfit qu’en boxe anglaise…quoique… XD). Simplement la croissance importante du nombre de pratiquants ces dernières années (parfois mal, peu ou pas orientés) rend plus flagrant les risques de blessures qui y sont associés. Gardez simplement en tête que la sécurité de vos entrainements est primordiale, et que des professionnels qualifiés sont prêts à vous accompagner sainement vers vos objectifs.

Maintenant que vous visualisez un peu mieux ces disciplines sportives, il ne vous reste plus qu’à choisir celle ou celles (!) qui vous convient(nent) ! Et souvenez-vous qu’il vaut mieux toujours essayer soi-même et mettre les pieds dans le plat pour se faire une idée et mieux répondre à vos propres besoins.

Les résolutions du 1er janvier…parlons-en ! #cdj

Parmi ces 47 %, on compte 26 % de français avec un objectif de perte de poids (en général il y a derrière une idée floue d’augmentation de l’activité physique) et 21 % avec un objectif clair de faire plus de sport. Dans tous les cas, il y a une envie de prendre sérieusement soin de soi…mais nous connaissons tous l’avenir des bonnes résolutions autour du 15 janvier…alors il est urgent pour vous et votre bien-être de déjouer le mauvais sort en 6 points-clés !

1. MAIS POURQUOI DONC CETTE Résolution ?

Si vous ne savez pas répondre du tac au tac, reposez-vous tranquillement la question et argumentez votre réponse ! Une résolution sans fondement a peu de chances d’être mise en oeuvre. L’écrire clairement sur papier peut aussi vous aider à vous en imprégner et la rendre plus concrète. Aussi, sachez que l’argument “je veux ressembler à Miss Fitgirl GoodGenetic” est irrecevable. Par contre “je veux me sentir mieux dans ma peau”, “je veux améliorer mon sommeil”, “je veux me lancer de nouveaux challenges” ou “je veux éviter les maux de dos au boulot” sont parfaits et vous rappellent en cas de coup de mou du POURQUOI de la démarche. Un bon boost de motivation en réserve !

2. EVITEZ LES OBJECTIFS TROP AMBITIEUX !

ça ne sert à rien, vraiment…tout comme lister une trentaine de résolutions floues sans argument : préférez toujours la qualité à la quantité ! Et puis à quoi bon commencer à courir tous les jours du jour au lendemain pour tout arrêter le 13 janvier sans aucun bienfait ni mental ni physique, ni à long ni à court terme (on ne parlera pas des courbatures, et autres joyeusetés tendineuses et articulaires dues à une mauvaise entrée en matière et sans aucun encadrement…) ? Restez prudent(e) mais effectif(ive) : 1 à 2 créneaux par semaine FIXéS EN FONCTION DE VOS DISPONIBILITÉS et tenables dans le temps sont bien plus efficaces que quelques jours à haute intensité mais intenables sur la durée. Prenez le temps de vous habituer à votre routine et tenez-vous-y (vous n’avez pas le choix, les créneaux s’inscrivent parfaitement dans votre planning, je vous rappelle !). Vous verrez, le bien-être que vous ressentirez et les résultats que vous remarquerez au fur et à mesure des séances feront le reste pour continuer à vous motiver !

3. CHIFFREZ VOTRE OBJECTIF !

Eh oui, “faire plus de sport” c’est bien, mais au final ça ne veut pas dire grand chose ! Quelle est votre situation initiale ? Où voulez-vous aller ? Combien de fois par semaine, combien de temps ? Combien de kilos voulez-vous perdre (parfois il est préférable de plutôt parler en termes de mensurations d’ailleurs, mais ceci vaut bien un article complet…) ? Avoir un objectif chiffré vous rend la chose plus concrète, mieux atteignable, et surtout vous diminuez le risque de piétiner et de réitérer votre résolution ad vitam eternam sans l’accomplir…

4. LA VIE NE S’ARRêTE PAS AU 31 JANVIER !

Si vous n’avez encore rien mis en place en janvier pour vous rapprocher de votre objectif, ce n’est pas la fin du monde ! Est-ce vraiment grave de commencer en mai plutôt qu’en janvier ? Au contraire, les aléas de la vie (flemme comprise !) peuvent remettre à plus tard les actions, et c’est normal, soyez indulgent(e) avec vous-même. Mais ce qui est important c’est de s’en rendre compte et de s’adapter au nouveau contexte s’il y a, et restez focus. Lancez-vous, foncez, trébuchez, relevez-vous, repartez à fond, faites une pause, reprenez …et surtout restez focus !

5. TROUVEZ UNE ACTIVITÉ QUI VOUS PLAIT

Je prêche volontiers pour mes paroisses (oui, on peut en avoir plusieurs : entre dancehall, fitness, course à pied, haltérophilie et j’en passe ! ), mais l’important pour vous est de trouver une activité qui vous plaît. Il existe des dizaines et des dizaines d’activités qui vous permettront de vous défouler et vous épanouir tout en atteignant vos objectifs. Donnez-vous le temps du choix, dans tous les cas il vaut mieux tester bien comme il faut avant de vous faire un avis arrêté. Et pourquoi pas embarquer un proche dans l’aventure si l’adage “plus on est de fous, plus on rit” vous correspond : encore un autre moyen d’augmenter les réserves de boost de motivation !

6. FAITES-VOUS AIDER !

Si vous ne savez pas par où ni comment commencer, vous pouvez contacter un coach sportif personnel qui vous aidera à vous lancer. Sachez que les éducateurs sportifs diplômés sont formés à la prise en charge et à l’adaptation de vos entrainements quelque soit le niveau et la forme de départ. De plus, le professionnalisme, la discipline et la motivation à toute épreuve que votre coach vous apportera vous permettront d’obtenir des résultats durables plus rapidement !

Vous remarquerez qu’au fil de l’article, le mot “résolution” s’est très vite transformé en “objectif”, et tout de suite c’est une autre saveur !

Tout ceci me rappelle mes cours de gestion de projet sur la définition d’objectif S.M.A.R.T, c’est-à-dire :

  • Spécifique
  • Mesurable
  • Atteignable
  • Réaliste
  • Temporellement défini

Tout  y est dit et parfaitement applicable à vos résolutions maintenant devenues des objectifs de vie !

Du coup, quel est votre objectif ? On se donne rendez-vous en mars pour voir où on en est ?